lundi 13 avril 2009

HERVE GUILLEMAIN/ LES AVANCEES DE LA PSYHANALYSE



La psychanalyse dans la tempête

L’institutionnalisation de la psychanalyse a été tardive en France. En novembre 1926, quelques jeunes médecins, pour la plupart issus du groupe de L’Évolution psychiatrique, fondé un an auparavant, et de la Conférence des psychanalystes de langue française, créée en juillet 1926, se joignent à trois fortes personnalités : deux femmes qui ne pratiquent pas la médecine, Marie Bonaparte déjà analysée par Freud et Eugénie Sockolnicka, tête de pont freudienne auprès des psychiatres de Sainte-Anne, et un homme, Rudolph Loewenstein, analyste d’origine polonaise formé à Berlin, qui devient le didacticien de la première génération d’analystes français. Le groupe ainsi formé prend le nom de Société psychanalytique de Paris (SPP). Il est loin d’être homogène : les clivages politiques et confessionnels y sont forts, le rapport à l’orthodoxie freudienne y crée des tensions récurrentes qui débouchent sur la scission historique de 1953, date de naissance de la dissidence lacanienne (sur laquelle revient André Green dans le premier volume recensé).

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Marianne Antonis,

Psychanalyse et Neurosciences

"La biologie est le domaine des possibilités indéfinies, une
science dont nous sommes en droit d'attendre les
explications les plus étonnantes, sans que nous puissions
prévoir les réponses qu'elle pourra donner dans quelques... Lire la suite
années aux questions que nous nous posons. Ces réponses
seront peut-être telles que tout notre édifice artificiel
d'hypothèses s'écroulera comme un château de cartes."
Sigmund Freud, 1920